Un chiffre brut : 72 heures. Voilà le délai maximal préconisé par la plupart des constructeurs pour laisser un spa à sec, toutes catégories confondues. Passé ce cap discret mais décisif, les ennuis techniques s’invitent, parfois sans retour. Prendre cette donnée à la légère, c’est jouer avec la mécanique fine d’un bassin conçu d’abord pour… rester plein.
Ce qu’il faut savoir avant de laisser un spa vide : risques et réalités
Vider son spa ne se résume jamais à tourner une molette. Lorsqu’on retire l’eau, on expose la machinerie interne à des contraintes inattendues. La durée de vacuité d’un spa s’apprécie en fonction du modèle, spa gonflable ou spa rigide, mais aussi de son lieu d’installation. À nu, les joints et canalisations se dessèchent, la pompe et le système de filtration risquent une usure accélérée, notamment lors d’une absence prolongée ou pendant des opérations de maintenance.
Voici ce que l’on observe le plus souvent selon le type d’installation :
- En extérieur, le spa gonflable vide ne fait pas illusion bien longtemps. Les rayons UV, le vent, le gel s’acharnent sur la structure, déforment la matière et accélèrent le vieillissement. La sécurité du spa en pâtit rapidement.
- Le spa rigide résiste mieux à la vacuité, mais reste à la merci d’une sécheresse prolongée. À la clé : risques de fissures, buses endommagées, système de chauffage mis à mal.
L’absence d’eau offre aussi un terrain propice à l’apparition de bactéries et de moisissures, tapies dans les moindres recoins humides, même si tout semble sec à l’œil nu. Les dépôts de calcaire s’incrustent, compliquant le nettoyage futur. Se conformer scrupuleusement aux normes du fabricant et limiter le temps sans eau reste la meilleure parade : la période de vacuité doit rester brève, encadrée par une procédure stricte de hivernage passif. Protéger les composants, c’est préserver la durée de vie et les performances de votre espace de détente.
Combien de temps un spa peut-il rester sans eau sans danger ?
Décider de laisser un spa vide n’est jamais anodin. Les fabricants déconseillent la vacuité prolongée, sous peine d’endommager durablement les éléments techniques. Un spa rigide tolère l’absence d’eau quelques jours, parfois jusqu’à une semaine, à condition de tout préparer : séchage soigné des canalisations, protection des joints, environnement tempéré. Prolonger ce délai, c’est risquer microfissures, joints désséchés, dépôts incrustants difficiles à éliminer.
Le spa gonflable, lui, reste fragile : privé d’eau, il perd sa forme et la membrane se déforme sous le soleil ou les écarts de température. En extérieur, ne laissez jamais un modèle gonflable vide dès que le gel ou le vent s’annonce, même pour quelques heures.
Selon les circonstances, la période sans eau varie :
- Pour une maintenance rapide ou un changement de produits d’entretien, quelques heures suffisent, à condition de remettre l’eau rapidement.
- En optant pour un hivernage passif, limitez le temps sans eau à l’absolu minimum, en prévoyant un nettoyage soigné et une protection contre l’humidité et le froid.
La durée de vacuité dépend aussi du sérieux de la mise en sécurité : séchage complet, démontage des pièces sensibles, pose d’une couverture adaptée. Respecter les consignes du fabricant évite bien des déconvenues lors de la remise en eau. Un détail négligé, et c’est tout l’équilibre du bassin qui vacille, et la qualité des prochains bains en pâtit.
Bonnes pratiques pour préserver votre spa lors d’une période de vacuité
La vidange d’un spa ne se fait jamais à la va-vite. Une fois l’eau évacuée, il s’agit d’enchaîner avec un nettoyage complet. Les parois, buses, filtres : tout doit être inspecté. Les dépôts, résidus et débuts de biofilm doivent disparaître avant toute période de repos. Préférez une éponge douce, des produits adaptés, et surtout un rinçage minutieux.
Le séchage vient ensuite. C’est l’étape qui fait la différence face aux bactéries et moisissures. Passez un chiffon sec partout, laissez le spa ouvert plusieurs heures pour évacuer l’humidité. Vérifiez que joints et canalisations ne gardent pas la moindre goutte. Certains fabricants recommandent même un souffleur d’air pour traquer l’eau résiduelle.
Il reste à protéger l’installation. Une couverture isothermique ou une bâche de protection devient vite indispensable, surtout pour un spa exposé aux intempéries. Ce bouclier évite poussières, insectes et dégâts liés au climat. Pour les modèles sensibles au froid, n’hésitez pas à envisager l’ajout d’un antigel dans les circuits ou le retrait de certaines pièces fragiles pour préserver la durabilité du spa.
Pensez à consulter les notices du fabricant ou à demander conseil à un professionnel aguerri. Plusieurs marques, telles que Azur Spa Design ou Jacuzzi, proposent des recommandations détaillées, voire des accessoires spécifiques pour passer le cap d’une vacuité sans heurt.
Un spa laissé vide trop longtemps, c’est un pari risqué. Mais bien préparé, protégé et surveillé, il peut traverser cette phase sans faillir… et vous offrir, à la remise en eau, tout le plaisir d’un bain sans mauvaise surprise.


